Véhicule électrique

Sommaire

Les voitures écologiques comme le transport écologique, l'éco-conduite et le covoiturage représentent un moyen de limiter nos dépenses en carburant et de réduire les émissions de CO2. D’autres solutions sont envisagées pour lutter contre la pollution, comme les véhicules électriques (VE). Nous faisons le point sur ce type de motorisation.

Le marché des véhicules légers et le véhicule électrique

Le véhicule électrique est une voiture dite propre qui roule à l'électricité au lieu du carburant. Les ventes de véhicules électriques ont grimpé régulièrement pour atteindre 25 000 voitures vendues en 2017, pour un peu plus de 180 en 2010.

Véhicule électrique : quelle constitution et fonctionnement ? 

La constitution d'une voiture électrique

Les technologies relatives au véhicule électrique actuellement développées sont simples et bien maîtrisées, car celui-ci fonctionne grâce à :

  • un pack de batteries haute tension (400 volts) qui apporte de l'énergie à la chaîne de traction de la voiture électrique, dont les caractéristiques sont les suivantes : 
    • capacité : de 15 à 30 kWh ; 
    • autonomie : de 100 à 500 km ;
    • poids : 300 à 400 kg ;
    • coût : de 4 000 à 6 000 € ;
    • technologie : la majorité des batteries sont composées de lithium. La recherche est intense pour trouver de nouvelles technologies et des matériaux afin d’atténuer les effets nocifs sur l’environnement, réduire leur masse et leur coût ;
    • durée de vie : 5 à 10 ans.
  • une batterie 12 v pour l’alimentation des différents consommateurs électrique communs aux voitures thermiques ;
  • les éléments de la gestion de l’énergie électrique dont : 
    • le convertisseur onduleur : élément central du système, il est l’interface entre les batteries et le moteur électrique et il assure la gestion fine des différentes phases de fonctionnement (alimentation du moteur, phases de régénération, etc.) ; 
    • le convertisseur 400-12 v : il assure la recharge de la batterie 12 v ; 
    • le module chargeur : il assure la gestion de recharge des batteries haute tension avec la borne de recharge fixe ; 
    • le moteur électrique : c’est l’âme de la voiture électrique et qui en fait son succès ; il est imbattable en rendement, couple de sortie, consommation électrique et silence de fonctionnement ; en fonctionnement, il ne produit aucun rejet.

Le fonctionnement d'une voiture électrique

Le convertisseur onduleur fournit le besoin en courant électrique du moteur. Suivant les conditions de circulation et la volonté conducteur, il adapte cette demande. Il permet la fonction de régénération au moteur électrique : par exemple, en décélération, celui-ci se transforme en générateur de courant et fait office de ralentisseur électrique.

Le moteur joue sur les forces d'interaction entre un électroaimant et un aimant permanent. L'électroaimant est alimenté par intermittence par l'énergie de la batterie pour mettre en rotation l'aimant.

Le véhicule électrique ne dispose pas de boîte de vitesse ou de composants pour convertir le mouvement vertical des pistons en mouvement rotatif : l'axe du moteur tourne directement sur l'axe des roues de la voiture.

Le chargeur, quant à lui, gère la charge entre la borne de recharge et les besoins en énergie des batteries.

Le prix d'une voiture électrique

Lentement, la voiture électrique s’impose dans le choix d’achat du public. Aujourd'hui, les aides gouvernementales ramènent son coût d’achat initial à celui d’une voiture thermique.

Le coût d’achat d’une voiture électrique

  • Le bonus écologique : c’est une prime gouvernementale accordée aux véhicules électriques. Les montants valables depuis le 1er janvier 2023 sont les suivants (décret n° 2022-1761 du 30 décembre 2022) :
    • 5 000 € (3 000 € pour une personne morale) dans la limite de 27 % du coût d'acquisition d'un véhicule léger électrique (auquel s'ajoute éventuellement le coût de la batterie en location) pour un véhicule dont le prix est inférieur à 47 000 € et la masse inférieure à 2,4 tonnes ;
    • 6 000 € (4 000 € pour une personne morale) dans la limite de 40 % du coût d'acquisition d'un véhicule utilitaire léger électrique (auquel s'ajoute éventuellement le coût de la batterie en location) ;
    • 1 000 € pour l'acquisition (ou la location de longue durée) d'un véhicule électrique d'occasion (depuis le 9 décembre 2020).
    • le bonus écologique est majoré de 2 000 € pour les foyers dont le revenu fiscal de référence (RFR) par part est inférieur à 14 089 €. Une majoration de 1 000 € est appliquée pour les personnes résident en Outre-mer (à condition d'y circuler pendant au moins 6 mois avec le nouveau véhicule).

Bon à savoir : depuis le 28 avril 2022, le bonus écologique concerne aussi les petits trains routiers touristiques.

À noter : depuis le 10 octobre 2023, le bonus écologique pour une voiture particulière électrique neuve ne s'applique qu'aux voitures ayant obtenu un score environnemental supérieur ou égal à 60 points (décret n° 2023-930 du 7 octobre 2023 et arrêté du 7 octobre 2023).

  • Le superbonus écologique ou prime à la conversion: à l’achat d’une voiture électrique neuve, cette aide est délivrée pour la mise à la casse d'un véhicule diesel immatriculé avant 2011 ou essence immatriculé avant 2006. Le montant de la prime va de 2 500 € à 6 000 € pour les voitures électriques (jusqu'à 10 000 € pour une camionnette selon sa classe).
  • Le coût du certificat d’immatriculation : à l’initiative des régions, le coût de sa délivrance est minoré (en général 50 %) ou gratuit.
  • Le microcrédit d'un montant de 5 000 € maximum : mis en place pour aider les foyers modestes à acquérir un véhicule propre, ce microcrédit est ouvert aux foyers dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur à 6 300 €. Pour en bénéficier, il convient d’acheter soit un deux-roues, un trois-roues ou un quadricycle électrique, un modèle hybride rechargeable ou électrique de voitures particulières et camionnettes ou un véhicule classé Crit'Air 1 qui émet au maximum 132 g/km de CO2 (137 g/km si le véhicule a plus de 6 mois). Le microcrédit est ouvert aux contrats de location longue durée (LLD) ou de location avec option d’achat (LOA). Il convient de s'adresser à un service d’accompagnement social (Croix Rouge, Secours catholique, Les Restos du cœur, etc.) qui se charge de monter le dossier et de le transmettre à une banque agréée.

Bon à savoir : les organismes habilités à délivrer ce microcrédit ont la possibilité d’avancer le bonus écologique et la prime à la conversion aux bénéficiaires s’ils ont conclu une convention avec l’Agence de services et de paiement (décret n° 2021-977 du 23 juillet 2021).

À noter : depuis le 26 juillet 2021, la prime à la conversion est ouverte à l'achat d'un vélo à assistance électrique – VAE – (décret n° 2021-977 du 23 juillet 2021). Cette prime concerne les personnes majeures domiciliée en France qui achètent ou louent un vélo répondant à un certain nombre de conditions. Les vélos cargos (électriques ou non) et les remorques électriques pour cycles sont aussi éligibles au bonus écologique pour un vélo à assistance électrique. Son montant va jusqu'à 3 000 € et la prime à la conversion peut être attribuée pour l'achat d'un vélo par personne majeure du foyer.

Un arrêté du 4 décembre 2022 fixe la liste des pièces à fournir à l’appui des demandes de versement pour le bonus écologique, le bonus écologie d’occasion, le bonus vélo et la prime à la conversion.

Bon à savoir : les personnes domiciliées dans une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond peuvent bénéficier d’un prêt à taux zéro pour l’acquisition d’un véhicule hybride, un hydrogène ou une voiture électrique de moins de 2,6 tonnes et qui émet moins de 50 grammes de CO2 par kilomètre. Depuis mai 2023, ce PTZ est aussi accordé pour la transformation d’un véhicule essence ou diesel en véhicule électrique (rétrofit). Un arrêté du 12 juin 2023 fixe les justificatifs à fournir pour obtenir ce prêt et les documents à fournir pour justifier des conditions d’éligibilité technique du véhicule.

 

 

Le coût de fonctionnement de la voiture électrique

La voiture électrique a besoin d’être rechargée à une borne fixe, à domicile ou sur les lieux publics. Si à domicile, c’est le tarif du kWh du réseau domestique qui est retenu pour le coût de la charge, la recharge des bornes publiques est facturée par tranches horaires à un tarif légèrement supérieur (il est aussi possible de trouver des bornes de recharge gratuites).

La plateforme transport.data.gouv.fr permet de donner accès, sur un seul et même site internet, aux données de toute l’offre de mobilité à travers la France. Parmi ces données mises à disposition, on trouve les bornes de recharges pour véhicules électriques ou hybrides.

Bon à savoir : concernant le calcul de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales, un arrêté du 21 mai 2019 détaille les règles d’évaluation de l’avantage en nature applicable à la mise à disposition, par un employeur au profit de ses salariés, de bornes de recharge de véhicules électriques. Entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2024, l'avantage en nature résultant de l'utilisation de cette borne par le salarié à des fins non professionnelles est évalué pour un montant nul.

Dans les deux cas, le coût d’un « plein » est en moyenne 4 à 5 fois inférieur à celui d’un véhicule classique, plombé par les taxes.

Bon à savoir : comptez un coût moyen de 1,5 à 2 € (heures pleines) pour 100 km ; à véhicule équivalent, la voiture thermique revient à 8 €/100 km.

Le moteur d’un VE ne demande quasiment pas d’entretien ; de plus, la présence d’une boite de vitesses complexe (mécanique, robotisée ou automatique), n’est plus nécessaire, réduisant d’autant les frais d’entretien.

Pour le restant du véhicule (châssis, trains roulants, habitacle, etc.), si les éléments sont les mêmes que les voitures thermiques, l’entretien en est souvent réduit, par l’impact de la conduite « électrique », les sollicitant moins.

Les batteries représentent un budget d’entretien à part, qui impacte le budget de fonctionnement. À l’achat du véhicule, les batteries peuvent être incluses dans le prix ; en cas de défaillance , la remise en état est à la charge du propriétaire (hormis éventuel dysfonctionnement pris sous garantie) ; le tarif d’un pack de batteries oscille alors entre 4 000 et 6 000 €. L’autre solution est la location des batteries à l’achat du véhicule ; le coût de la location est alors en moyenne de 60 à 80 € mensuel.

Bon à savoir : le site jechangemavoiture.gouv.fr permet de calculer les économies que l'on peut réaliser en remplaçant son véhicule actuel par un véhicule plus propre (voiture électrique ou hybride notamment). Il permet de faire le point sur les usages avec une simulation des coûts d'utilisation, et liste les différentes aides existantes.

Tout contribuable propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit d’un logement peut bénéficier d'un crédit d'impôt pour l'achat d'une borne de recharge. Ce crédit s'élève à 75 % du prix de l'équipement (achat + installation), dans la limite de 300 € par système de charge. Il est limité à un seul équipement pour une personne seule et à deux bornes pour un couple. Le dispositif concerne les installations dans une résidence principale mais aussi dans une résidence secondaire Il est ouvert du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2023 (article 200 quater C du Code général des impôts issu de la loi de finances pour 2021).

La voiture électrique et l’écologie

Voici un sujet à traiter avec clairvoyance et impartialité, tant il reste sujet à polémique. 

La voiture électrique, la solution environnementale ?

Oui, la voiture électrique sera une des solutions à l’impact environnemental et non, elle n’est pas encore parfaite à ce sujet. Sur sa durée d’exploitation et son fonctionnement, elle est la vraie solution : non seulement, localement, les émissions nocives sont supprimées, mais elle ne produit pratiquement aucune pollution sonore, augmentant le confort de conduite et diminuant l’impact accidentogène.

Bon à savoir : depuis le 1er juillet 2019, les nouveaux véhicules électriques et hybrides doivent être équipés d'un système d'alerte sonore émettant un son de 56 décibels (dB) lorsque le véhicule roule à moins de 20 km/h (règlement délégué UE 2017/1576 de la Commission du 26 juin 2017 modifiant le règlement UE n° 540/2014).

Ses principaux défauts actuels sont ses batteries, ou plutôt leur production (l’extraction du minerai (lithium), principalement en Amérique du Sud, est hautement polluant pour les nappes phréatiques). Leur recyclage est aussi problématique et demande beaucoup d’énergie, ayant donc un impact environnemental négatif.

L'autre point négatif, qui risque de s’accentuer avec un marché important de ventes électriques, sont les phases de recharge, qui solliciteront d’autant les centrales électriques soit nucléaires (et leurs dangers), soit à flamme (mazout, gaz, charbon, etc., majoritaires dans le monde), productrices d’émanations nocives.

Bon à savoir : les véhicules électriques et à hydrogène sont les seuls à pouvoir obtenir une pastille verte dans le cadre du dispositif Crit'Air. Depuis le 15 janvier 2017, il est obligatoire d'apposer une vignette pour circuler dans les zones à faibles émissions mobilité (ZFE, venues remplacer les zones à circulation restreinte dans l'article 86 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités) à Paris, sous peine de faire l'objet d'une amende de 68 € pour absence de vignette. Il est possible de commander les vignettes depuis le 1er juillet 2016 sur le site www.certificat-air.gouv.fr. Les agglomérations de Grenoble, Lyon, Lille et Strasbourg ont également instauré des zones à circulation restreinte (devenues zones à faibles émissions) depuis le 1er novembre 2017, et depuis le 27 novembre 2017 pour la ville de Toulouse. L'article 119 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique rend obligatoire l'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité avant le 31 décembre 2024 dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Depuis le 1er mars 2018, le prix de la vignette Crit'Air est de 3,11 € (arrêté du 14 février 2018 modifiant l’arrêté du 29 juin 2016 fixant le tarif de la redevance pour la délivrance du certificat qualité de l’air). 

Les perspectives de la voiture électrique

Au demeurant, la solution environnementale passera par la voiture électrique, à condition de s’appuyer sur :

  • les nouvelles technologies des batteries high-tech, incluant des matériaux moins polluants, moins lourds et plus performants pour le stockage de l’énergie, afin d’augmenter l’autonomie, les chercheurs y travaillent quotidiennement ;
  • le développement d’autres sources d’énergie pouvant alimenter le moteur électrique d’une voiture : hydrogène, supercondensateurs, etc.
  • le développement des énergies renouvelables, et une meilleure gestion du bilan carbone ;
  • des solutions innovantes pour la gestion de l’énergie à l’échelle d’un pays : l’idée à l’étude, est de bénéficier du stockage de l’énergie des VE branchés en recharge, pour l’injecter sur le réseau électrique et lisser les pics de consommation électrique du réseau national ; pour cela, le nombre de VE devra être important, les charges rapides devront se généraliser, ainsi que les bornes de recharge « intelligentes ».

L'avis de l'expert Nissan

Leader mondial des véhicules électriques depuis 2010, Nissan a déployé une gamme design de voitures électriques : la Nissan LEAF et le Nissan e-NV200. 150 000 véhicules ont déjà été vendus en Europe. L'objectif ? Proposer une conduite plus agréable (pas de bruit, pas de vibrations) avec des véhicules associant les meilleures technologies. Au programme, 3 technologies pour une conduite facilitée :

  • la technologie e-Pedal vous permet d'accélérer, décélérer et même vous arrêter complètement à l'aide de la seule pédale d’accélérateur ;
  • la technologie ProPILOT vous assiste pour une conduite plus apaisée sur voies rapides ;
  • la technologie ProPILOT Park, enfin, pour garer automatiquement votre voiture.

Et pour faciliter le quotidien de ses clients, Nissan propose à tous les utilisateurs de la gamme un ensemble de services, notamment pour simplifier la recharge du véhicule. 350 bornes sont ainsi disponibles sur tout le territoire et accessibles gratuitement aux détenteurs du Zero Emission Charge PASS offert à tous les clients Nissan LEAF.

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